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         35085 Visites au 18 avril mars 2017  à 23h53'

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Parallel Theatre 

paralleltheatre@orange.fr 

Direction José Penalver Guzman

 

LE PETIT GARÇON QUI AVAIT ENVIE D'ESPACE

 de Jean Giono (Editions Gallimard) 

 

Un lien vidéo d'une representation publique de ce spectacle avec texte intégral sera communiqué aux programateurs, sur demande expresse de leur part à l'adresse courriel paralleltheatre@orange.fr 

Conception et Mise en scène : Helga Fraunholz
Musique originale : Parallel One
Scénographie : Barthélemy Antoine-Loeff / Helga Fraunholz
Création costumes : Sylvie Barras
Création marionnette : Claire Rabant
Jeu et manipulation marionnette, Marie Vitez
Dessins numériques en direct : Pascale Bougeault

Production : PARALLEL THEATRE

Avec le soutien de la Ville de Villeneuve-la-Garenne et de la Maison des Ensembles Paris 12e                                                

L'Auteur

Jean Giono est né le 30 mars 1895 à Manosque en Haute-Provence. Issu d’un milieu modeste, son père est cordonnier et sa mère repasseuse, il interrompt ses etudes à l’âge de seize ans et devient employé de banque dans sa ville natale. Mobilisé en 1914, il participe aux batailles de Verdun et du Chemin des Dames. Il perd son meilleur ami et restera à jamais marqué par l’horreur de la guerre. En 1920, il épouse Elise, une amie d’enfance, avec laquelle il aura deux filles, Aline et Sylvie. En 1930, il abandonne son emploi et décide de se consacrer à la littérature. Sa carrière d’écrivain commence en 1929 avec Colline qui connaît un grand succès. En 1934 paraît le Chant du monde et un an plus tard Que ma joie demeure. A la liberation, Giono est arrêté et incarceré. On lui reproche surtout la publication de son roman Deux cavaliers de l’orage dans La Gerbe, journal collaborationniste. Cinq mois plus tard il est libéré sans avoir été inculpé. Le Comité national des écrivains l’inscrit sur liste noire. Son œuvre reflète les changements provoqués par cette période et trouve un second souffle avec Un roi sans divertissement, publié en 1947, et avec son roman le plus connu, Le Hussard sur le toit (1951). Jean Giono est mort le 9 octobre 1970 à Manosque.

TOUS DROITS RÉSEVÉS 

  Au début du récit, on imagine que l’envie du petit garçon est dirigée vers un espace réel et concret. Il est question de haies et d’autres clôtures à dépasser afin de voir toute l’étendue de l’espace. Puis, le petit garçon a l’idée, en grimpant sur un arbre, de gagner de la hauteur pour voir l’espace. Cette tentative reste infructueuse car la vue du petit garçon est arrêtée par d’autres arbres aux alentours. En lui proposant de faire un tour à la ferme, son père espère trouver du miel à la place de l’espace tant convoité par son fils. Mais ce sera une journée sans rien, ni miel ni espace. Par conséquent, en rentrant chez lui, le petit garçon est assez déçu. Puis, dans l’obscurité du soir, les murs de la maison semblent plus éloignés que d’habitude et des reflets lumineux donnent l’occasion au petit garçon d’avoir la vision de vastes étendues. Mais sa soif d’espace reste toujours inassouvie.  

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LE PETIT GARÇON QUI AVAIT ENVIE D'ESPACE

                                                       de Jean GIONO

Un formidable voyage initiatique qui amène un petit garçon à découvrir l'espace infini qu'il porte à l'intérieur de lui-même, celui de son imagination. (Helga Fraunholz)

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C’est dans son lit, tout en dormant, que le petit garçon découvrira enfin, par le biais du rêve, l’espace recherché : un espace intime et infini à l’intérieur de lui-même. Cette découverte correspond à celle de l’immensité du monde imaginaire que les poètes portent à l’intérieur d’eux-mêmes. Il s’agit-là d’une expérience clé que le petit garçon n’oubliera plus jamais : l’imagination peut dépasser toutes les limites que le monde réel nous impose. Son voyage initiatique aura permis au petit garçon d’accéder à cet espace illimité et intérieur qui deviendra plus tard le terreau sur lequel se fonde la création artistique et littéraire.

 

En effet, Giono, pour le personnage du petit garçon, semble avoir pris pour modèle l’enfant qui’il a été lui-même: “Il me suffisait d’être à proximité d’un mystère pour qu’aussitôt je devienne l’enfant-silence lui-même. Tout ce qui touchait les au-delà de l’air, je m’en sentais intimement amoureux comme d’une patrie, comme d’un pays jadis habité et bien-aimé dont j’étais exilé mais vivant encore tout entier en moi avec ses lacis de chemins, ses grands fleuves étendus à plat sur la terre comme des arbres aux longs rameaux (…). J’avais la conscience d’être en ce savoir beaucoup plus fort que les grandes personnes.”

 

Aussi, nous avons l’impression que c’est le rapport de complicité que Jean Giono entretenait avec son père qui a inspiré fortement la relation père-fils dans le récit: “Si j’ai tant d’amour pour la mémoire de mon père, si je ne peux me séparer de son image, si le temps ne peut pas trancher, c’est qu’aux expériences de chaque jour je comprends tout ce qu’il a fait pour moi. Il a connu le premier ma sensualité. Il a vu, lui le premier, avec ses yeux gris, cette sensualité qui me faisait toucher un mur et imaginer le grain de pore d’une peau. (…) cette sensualité qui faisait de moi une goutte d’eau traversée de soleil, traversée des formes et des couleurs du monde, portant, en vérité, comme la goutte d’eau, la forme, la couleur, le son, le sens, marqués dans ma chair (…).” Henri Godard, ”Giono Le roman, un divertissement de roi”, Ed. Gallimard, Paris 2004

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